Budget 2026 : de bons outils pour la croissance, à rendre accessibles aux jeunes entrepreneurs
Ottawa, le 5 novembre 2026 – Le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ) et l’Aile jeunesse de la CCIHR (AJCCIHR) accueillent favorablement un budget qui marque un vrai virage vers l’allègement réglementaire et fiscal, tout en soulignant que plusieurs mesures phares restent hors de portée d’une grande partie des PME et de la relève.
« Rendre notre environnement d’affaires compétitif est une priorité que nous partageons et c’est pourquoi nous accueillons favorablement la mégadéduction, l’incitatif canadien à la croissance et les divers allègements fiscaux et réglementaires. Nous tendons la main au gouvernement pour continuer à travailler ensemble à bâtir un environnement d’affaires à la hauteur de nos ambitions collectives », déclare Pierre Graff, président-directeur général du RJCCQ.
« Les jeunes entrepreneurs ont des idées et la volonté de contribuer à la vitalité économique de nos régions. Il faut leur donner les moyens de leurs ambitions. Nous saluons les efforts du gouvernement pour améliorer la compétitivité de nos entreprises, mais nous souhaitons que les mesures annoncées soient accessibles à la relève entrepreneuriale, aux petites entreprises et aux entreprises en démarrage. », mentionne Alexandre Séguin, président de l’AJCCIHR.
Une mégadéduction et un incitatif à la croissance prometteurs, mais inaccessibles pour la majorité des PME
Le RJCCQ reconnaît l’intention derrière la mégadéduction à la productivité, l’incitatif canadien à la croissance, la modification pour les acomptes provisionnels versés une fois par an, le report par roulement de placements dans des petites entreprises ou encore le « un projet, une décision, un an ». Un virage essentiel pour rendre notre économie compétitive.
Toutefois, l’application pratique soulève des préoccupations importantes pour les PME. Pour bénéficier, par exemple, de la mégadéduction, une entreprise doit non seulement générer des bénéfices suffisants, mais aussi investir précisément dans les catégories admissibles au moment opportun. Cette double condition exclut de fait une grande partie des petites et moyennes entreprises, particulièrement les jeunes pousses qui sont moins profitables.
Autre cas, l’incitatif à la croissance, qui permet jusqu’à 15 millions de dollars d’exonération en gain en capital exclut les secteurs suivants : agriculture, pêche, foresterie, exploitation minière, services financiers, assurance, immobilier, restauration et hébergement, arts loisirs ou divertissement.
Le RJCCQ invite le gouvernement à élargir l’accessibilité de ces mesures afin qu’elle bénéficie réellement à l’ensemble du tissu entrepreneurial canadien.
Le transfert d’entreprise : un enjeu structurel à débloquer
Le budget 2026 prévoit une mesure sur le transfert d’entreprise, mais ne vise que les entreprises agricoles. De la même manière, l’incitatif canadien à la croissance ne rend pas caduc l’article 84.1 de la Loi sur l’impôt sur le revenu.
Celui-ci impose toujours une pénalité fiscale (article 84.1) aux cédants, notamment à leurs enfants pour un transfert partiel. Cela empêche de nombreux repreneurs d’entrer sur le marché et impacte directement la croissance de la productivité de nombreuses entreprises.
Le RJCCQ a démontré, étude à l’appui, que cette modification se financerait d’elle-même sur cinq ans. Nous demeurons disponibles pour accompagner le gouvernement dans la conception d’une solution équilibrée et efficace.
« La relève d’affaires n’est pas un enjeu partisan, c’est un enjeu économique national. Des dizaines de milliers de PME changeront de mains dans les prochaines années. Nous voulons que ce soit de jeunes Canadiens et Québécois qui les reprennent, dans leurs régions, et non des capitaux étrangers. Nous continuons de tendre la main au gouvernement pour faire avancer ce dossier ensemble », précise Pierre Graff.
« Le repreneuriat, c’est un enjeu majeur. Nous devons impérativement donner aux jeunes entrepreneurs les moyens de reprendre le flambeau et de poursuivre le développement des entreprises d’ici. Un repreneuriat réussi, c’est du savoir-faire, des emplois et de la richesse qui perdurent dans notre communauté. Il faut le faciliter, pas le freiner. », souligne Alexandre Séguin.
À propos du Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ)
Depuis 33 ans, le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec soutient un réseau dynamique et engagé de 36 jeunes chambres de commerce et d’ailes jeunesse à travers le Québec, représentant plus de 10 000 jeunes professionnels, cadres, travailleurs autonomes et entrepreneurs âgés de 18 à 40 ans. Pour plus d’informations : www.rjccq.com
À propos de l’Aile Jeunesse de la CCIHR (AJCCIHR)
L’Aile jeunesse de la Chambre de commerce et de l’industrie du Haut-Richelieu a pour mission de SOUTENIR les jeunes gens d’affaires de la région, CONTRIBUER à leur développement professionnel et personnel et STIMULER l’esprit entrepreneurial de demain. Pour plus d’informations : https://ccihr.ca/aile-jeunesse/
Contact pour le RJCCQ:
Pierre Graff
Président-directeur général
418-717-6788
Contact pour l’AJCCIHR
Geneviève Dunn
Coordonnatrice aux communications
Chambre de commerce et de l’industrie du Haut-Richelieu
438 466-8499
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